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Lantonirina Rakotomalala

Je suis responsable d’une organisation chrétienne appelée YMCA Madagascar (Young Men’s Christian Association of Madagascar), et je travaille dans le domaine du développement social, particulièrement dans la mission auprès des jeunes. Cette association se veut être chrétienne et  œcuménique et est présente dans plus d’une centaine de pays dans le monde. Nous avons un principe universel qui dit que YMCA est l’association des jeunes personnes qui – acceptant Jésus Christ comme leur Seigneur et Sauveur – veulent témoigner et partager  son amour parmi les autres jeunes ainsi que toutes les communautés.  Cela fait maintenant quatorze ans que j’ai porté en moi la vision d’établir - avec une génération jeune -   une société où l’idéal chrétien d’une vie saine, équilibrée, juste et abondante puisse être une réalité. C’était une résolution que nous avons adopté à Genève en 1998, avec la fougue et la détermination de jeunes gens qui croient qu’ils peuvent – à eux seuls – changer le monde entier. C’est aussi la raison principale pour laquelle je me suis inscrite à la faculté de théologie et pour laquelle j’ai quitté mon travail et la ville où j’ai passé la plus belle période de ma jeunesse pour faire de la théologie, car j’avais la certitude que le Seigneur a son plan pour rétablir et reconstruire ce monde pourri par la pauvreté et l’impiété.

Le temps passe très vite et me voilà maintenant à la tête d’une organisation où mon travail consiste à assurer que des activités concrètes soient réalisées avec les jeunes afin de répondre aux difficultés auxquelles ils sont confrontés quotidiennement, et surtout afin qu’ils puissent – eux aussi –développer une vision d’une vie meilleure. Cependant, le rythme effréné exigé par l’implémentation de plusieurs projets sociaux et  la course aux financements emprisonnent souvent la réflexion théologique avec laquelle j’ai toujours voulu que les actions de YMCA soient  cadrées. Bien que je croie toujours aussi fermement que Dieu a des réponses aux réalités difficiles vécues par les jeunes, je me sens limitée dans mes réflexions.

 Alors quand j’ai appris l’existence du Tsena Malalaka, je me suis réjouis de l’espoir de pouvoir échanger avec d’autres théologiennes de plusieurs thèmes qui pullulent dans ma tête, allant

de la théologie africaine de l’émancipation, à la justice économique en passant par les questions de genres, de la citoyenneté mondiale et les réponses bibliques et théologiques aux situations de crise dans toute l’Afrique actuellement et surtout les questions qui concernent les jeunes. Je suis particulièrement touchée par le fait que Tsena Malalaka soit un espace où les femmes théologiennes puissent se ressourcer et s’exprimer librement, étant donné qu’il y a très peu de réseaux qui leur donnent autant d’opportunités. Je pense que ce soit aussi un tremplin pour les jeunes théologiennes de développer avec les autres collègues plus expérimentées  des opportunités de partage et d’apprentissage afin d’affiner ses qualités de théologiennes  ainsi que de s’affirmer en tant que telle.